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Avatar de LAVOUX

Je crois que SHEIN au BHV et l’engouement que cela a provoqué est aussi très politique … acheter chez SHEIN au BHV c est faire aussi un bras d’honneur aux « wokes » écolos « gauchistes » … l’excuse des pauvres est très facile quand j’ai vu les gens qui faisaient la queue je n’ai pas l’impression qu’ils étaient tous dans un rond, (mais ce n’est peut être qu’une impression). pour connaître des gens en grande précarité ils ne vont pas chez SHEIN ils fréquentent plutôt les Emmaüs, et autres dépôts où on leur fait don de vêtements . Identifier cette clientèle comme « pauvres » c’est également un tel mépris de classe ! J ai entendu quelques interviews et toutes étaient orientées sur la « pauvreté » mais on peut être pauvre et ne pas s’habiller chez SHEIN et comme on peut avoir les moyens et le faire… cela me rappelle quand j’étais gamine et que les profs ne disaient, c’est incroyable quand j’y pense, « les pauvres sont alcooliques … comme si c’était uniquement lié à la pauvreté ». Alors oui c est probablement une question d’éducation, oui c’est complètement une résultantes des réseaux sociaux des influenceurs des campagnes publicitaires qui mettent systématiquement en avant ces marques …mais l’acculturation c’est aussi un moyen d’aliéner le peuple, de lui faire avaler toutes les couleuvres ! Et puis on a oublié un peu facilement qu’un ancien ministre avait été nommé pour s’occuper de l’image de SHEIN en France …

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Avatar de Marina

Je pense qu’il n’y a pas une seule culpabilité. La consommatrice pauvre est le dernier maillon de la chaîne. Elle ne décide rien, est malgré elle victime de ce mécanisme qui broie tout. Elle mange de la nourriture de discount, elle achète pour deux euros des vêtements qu'elle jettera au troisième lavage, elle suit les comptes mode d’influenceuses qui proposent des "merdouilles" passées aux filtres, et elle veut avoir les mêmes choses pour trouver une correspondance sociale, pour s’identifier à un modèle que perçoit meilleur qu'elle.

Les consommatrices qui ont plus de moyens font la même chose. Elle suivent des influenceuses plus “haut de gamme” qui proposent des articles plus coûteux et qui exposent de la même manière leurs looks pour donner envie et pousser à l’achat lorsqu’elles collaborent avec les marques, ou pour susciter l’intérêt des marques lorsqu’il n’y a pas encore de collaboration. C’est exactement le même mécanisme, simplement plus chic.

Les grandes marques aussi, dans de nombreux cas, adoptent le même système de travail opaque avec les entreprises sous-traitantes, sauf que personne ne le sait et personne ne le veut pas savoir. D’ailleurs, certains scandales ont éclaté lorsque des enquêtes ont révélé que le sac "machin" coûtait en réalité 60 € à produire et était vendu 3000 € dans la boutique de la maison.

La cliente riche, tout comme la cliente pauvre, ne veut pas savoir ces choses-là, parce qu’elle veut "ce sac" à 3000 € ou ce pull de mauvaise qualité proposé par son influenceuse de référence.

La mode low-cost, pour être ce que c'est, doit forcément produire par tonnes et changer de collection toutes les huit jours ; doit forcément avoir des travailleurs mal payés et des clients ignorants et pauvres, sinon ne pourrait pas générer le chiffre d’affaires que cela génère.

Les dirigeants (tous) ont intérêt à ce que les masses restent ignorantes pour pouvoir les gérer plus facilement.

Si Shein a pu avoir le succès qu' a eu en Europe, c’est parce que de nombreux yeux des "dirigeants" Chine–Europe ont fait semblant de ne rien voir, et que le "laisser-passer" a été très très rentable.

Cela s’appelle du business, de très basse qualité, mais le business n’est pas fameux pour être toujours éthique.

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